‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 106 sur 248 · Fastes de Lemierre, chap. xvi; (Mile. Métamorph., I · texte numérisé non relu

Fastes de Lemierre, chap. xvi; (Mile. Métamorph., I

186 FIN ni CLASSICISME ET RETOUR A L ANTIQUE,

tique deviendra purement descriptif, sans échapper, comme il le voulait, à ta monotonie. Rivarol s'en amusa à propos des Jardins : « Dans le Ier chant, dit-il, l'auteur entreprend <lo diriger l'eau, les fleurs, les gazons, les ombrages; dans le second, les Heurs. l'eau, les ombrages el les gazons; dans le troisième et le quatrième, il dirige encore les ombrages, les Meurs, les gazons el les eaux '. » — Quoi qu'il en soit, c'est dans cet esprit que Delille a composé Ions ses poèmes. Nous pouvons en parler dès maintenant, même de ceux qui n'ont paru qu'au siècle suivant, car tous ont été conçus à la même époque que les Jardin*, ou même récités par fragments bien avant leur publication définitive 2.

Delille est le descriptif par excellence. Il a poussé si loin la perfection en ce genre, qu'on l'a considéré comme un véritable chef d'école.

Le poème descriptif consiste non seulement, comme chez Thomson ou Saint-Lambert, — à décrire les aspects de la nature, mais à mettre en vers n'importe quoi. Plus le sujet paraît éloigné de la poésie, plus l'habileté du poète en est triomphante. Delille décrit tout, depuis la raquette jusqu'au jardin de Versailles. Naturellement, — le sujet même de son poème l'y obligeait. — description des jardins fameux du temps, —

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