‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 117 sur 248 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

:;. Ibid., I, p. 8i.

•201» l IN Dl CLASSICISME ET RETOUR A L'ANTIQUE.

pdtueux, ravageur, fallacieux el même punisseur, qui souvent m'onl épargné la longueur d'une périphrase. Les poètes anglais el allemands n'ont pas besoin de demander grâce, comme je I»" fais ici, pour les mois anciens ou étrangers qu'ils emploient... Je suis bien loin de vouloir qu'on mêle un idiome étranger au nôtre; mais je lie puis m'empècher de souhaiter que nous nous emparions de mis propres richesses trop négligées. Si nous sommes pauvres, c'est noire faille: Montaigne ne l'était pas '. »

D'après toul cela, il esl impossible de ne pas voir une analogie frappante entre Roucher et André Ghénier. Ils ont les mêmes ambitions de grande poésie scientifique el de renouvellement de la langue et de la versification; lous deux font pressentir le romantisme par les innovations qu'ils proposent et surtout par ce désir mal défini, mais très impérieux de quelque chose de nouveau. Et cependant avec l'un, comme avec l'autre, nous aboutissons au même résultat : la traduction en vers des découvertes scientifiques, où s'entremêlent des imitations de plus en plus étroites des grands modèles antiques: la tendance toujours plus forte à faire d'un poème une sorte de kaléidoscope des grands épisodes de l'épopée latine ou grecque.

Dans ces conditions, n'était-il pas tout naturel que la traduction en vers — j'entends la traduction pure et simple — -devint à son tour un genre littéraire?

Les traductions en vers — nous ne saurions trop le répéter — ont été innombrables dans la seconde

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