Liv. V, od. vu
i. Liv. VI, od. v.
Ou bien :
Le chef de nos braves soldats
Avec l'Olympe auxiliaire
Lti< chassera loin de nos murs1.
Il faudrait dresser un catalogue de toutes les imita lions ou de toutes les traductions de Lebrun, pour voir jusqu'à quel point il a exagéré ce procédé tout classique, qui — il ne l'aul pas L'oublier — a été par excellence celui de Racine. On trouvera dans l'édition de Properce de .Nicolas Lemaire de nombreuses notes sur les emprunts qu'il a laits, en particulier à Properce dans sesÈlégies. Mais une phrase méchante de Rivarol, qui nous a été conservée par Chènedollé, en dit plus long sur la rhétorique de Lebrun «pie tous les index et tous les commentaires : « Ne le voyez-vous pas d'ici, assis sur son séant dans son lit avec ses draps sales, une chemise sale de quinze jours et des bonis de manche en batiste un peu plus blancs, entouré de Virgile. d'Horace, de Corneille, de Racine, de Rousseau, qui pêche à In ligne un mot dans l'un et un mot dans l'autre, pour en composer des vers, qui ne sont que mosaïque -? »
La mosaïque. — nous l'avons déjà vue percer dans le poème de Roucher; nous allons la retrouver chez André Chériieret chez David et jusque dans les Martyrs de Cha'teaubriand. — Encore une fois, quand on comprend l'arl de cette façon, n'est-il pas plus simple de traduire? C'est le terme auquel aboutissent invinciblement Ions ces versificateurs : Lebrun termine sa carrière par «les traductions en vers d'auteurs latins el grecs, les Veiller* du Parnasse.
Essayons maintenant de résumer les caractères de