L'Invention, v. 159 et suiv
Les alexandrins lui sont familiers. Il emprunte vraisemblablement à Eratosthène le titre de son Hennés ' et il imite et traduit Théocrite. De même pour la lil lérature latine : il ne pratique pas seulement Virgile et Horace: il l'ait nue étude approfondie de Lucrèce, qui est d'ailleurs son constant modèle. Après cela, nommer Phèdre le fabuliste, Calpurnius, Oppien, Manilius, le Percigilium Veneris, Pline l'Ancien et jusqu'aux poètes latins de la Renaissance, ce n'est que relever des noms au hasard dans ses noies : il faut un commentaire minutieux comme celui de Becq de Fouquières pour donner une idée de l'étendue de ses lectures -.
Parmi ces auteurs, quels sont ceux qu'il imite de préférence? C'est Homère, les alexandrins et les poètes de l'Anthologie 3. Mais ce sont surtout les alexandrins qui l'attirent, rien ne le prouve mieux que ses nombreuses imitations de Catulle et de Properce. Ce qui le prouve davantage, c'est qu'il a réduit en théorie et mis en œuvre les procédés de leur rhétorique et de leur versification.
Et d'abord l'idée qui domine son esthétique est alexandrine, qu'il le sache ou non. Théocrite et Cal-