‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 140 sur 248 · Cf. Becq de Fpuquières, Poésies d'André Chénier, u · texte numérisé non relu

Cf. Becq de Fpuquières, Poésies d'André Chénier, u

■2. Il importe d'ailleurs de remarquer que Chénier lisait en véritable philologue, comme le prouve une note latine écrite par lui sur un exemplaire dis Phaenomena d'Aratus, édités en 1672 par Fell. Cf. Becq de Fouquières, op. cit., introduction. P xi.viu. Voir en quels termes il parle de Heyne, dont il vante les « écrits pleins d'une érudition immense, d'un goût t'\i|uis et d'une critique infaillible ». Œuvres en prose, p. 360.

:i. A propos des Analecta, notons que rien ne prouve «pie Chénier ait connu personnellement Brunck pendant sou séjour à Strasbourg, connue on l'a trop souvent répété. Becq «le Fouquières dit fort sagemeni : « On aimerait a penser qu'ils se rapprochèrent, qu'ils se lièrent et que ce fui Brunck lui-même qui lin mil entre les mains ce livre qui ne devail plus le quitter. » /.'»•. cit., \\ II.

2'fO FIN DU CLASSICISME UT KETOl'H A I,' ANTIQUE.

limaque n'ont pas fait autre chose que d'exprimer

des idées iiioilcnics smis une l'orme antique '. Mais il va plus loin : son procédé favori consiste à fondre dans une même pièce des emprunts d'auteurs différents, — ce qui est encore alexandrin. Lui-môme s'en explique et s'en l'ait gloire dans une Épître à Lebrun :

Un juge sourcilleux épiant mes ouvrages

Tout ;i coup à grands cris dénonce vingt passages2.

Il traite ces emprunts de différentes façons. Voici une première manière :

Tantôt chez un auteur j'adopte une pensée Mais qui revêt, chez moi souvent entrelacée, Mes images, mes tours, jeune et frais ornement ■'.

En voici une seconde :

Tantôt je ne retiens que les mots seulement, J'en détourne le sens, et Part sait les contraindre Vers des objets nouveaux qu'ils s'étonnent de peindre ;.

Enfin :

La prose plus souvent vient subir d'autres lois... De rimes couronnée et légère et dansante En nombres mesurés elle s'agite et chante 5.

Il applique le premier procédé par exemple dans la Jeune Tarentine, qui vraisemblablement est inspirée d'une pièce de l'Anthologie, une épigramme de Xénocrite de Rhodes c. De même l'idylle de la Liberté est inspirée de la première églogue de Virgile. Il se sert

1. Cf. Aug. Couat, La poésie a 1er and ri ne (Conclusion). — J. Girard, Études sur la poésie grecque, p. 3-ï2.

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