‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 143 sur 248 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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2 i j FIN IH CLASSICISME ET RETOUR A L ANTIQUE,

forme '. Il esl à peu près certain qu'il en eût l'ail quelque chose d'analogue à la comédie aristophanesque, l'ancienne comédie toute personnelle et poli tique.

En effet il ne se serait pas borné à la théorie. Selon les conjectures 1res ingénieuses de lieeq île Eouquières. il avait ébauché dis plans de tragédies et de satyres. Nous avons un plan de tragédie dans le goût d'Eschyle, la Bataille cVArminius -. Une scène appartenant à un autre sujet est esquissée, mais il est difficile de restituer ou même de conjecturer l'ensemble : c'est la rencontre de l'empereur Théodose et de saint Ambroise après le massacre de Thessalonique. Une autre tragédie aurait eu vraisemblablement pour titre Alexandre VI. Enfin il nous reste un certain nombre de Irai; ments qui peut-être devaient entrer encore dans des compositions dramatiques.

Pour la comédie proprement dite, il ne reste rien qu'une note sur Molière avec la mention Qe^tc. jiev., ou d'après la conjoncture de Becq de Fouquières, 8e<r7ctaxa'« jAevavôpeïas. Dans la pensée de Chénier la comédie devait être la comédie de caractères comme chez Ménandre et chez Molière lui-même".

Nous avons en revanche trois projets de satyres avec des indications suffisamment explicites : les Charlatans*, dont Chénier avait écrit le prologue: /" Liberté, librement imitée d'Aristophane : « Le héros est emprunté aux Chevaliers, c'est le peuple personnifié, le vieux Ar,|;.o;, le vilain toujours berné... Le dénouement, c'est h- triomphe et le rajeunissement du vieux

1. Cf. Becq de Fouquières. Documents nouveaua sur André Chénier, p. 271.

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