‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 178 sur 248 · lbid., p · texte numérisé non relu

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quence, il emprunte à un médaillon reproduit dans l'Antiquité expliquée de Montfaucon l'ordonnance générale de son tableau des Sabines '. de même que plus tard il prendra dans les Monuments inédits de Winckelnianii l'idée de son Léonidas. C'est ainsi que chez lui la ligne devient de plus en plus conventionnelle et que la couleur se réduit à n'être pins qu'un accessoire tout à fait secondaire. On sent déjà cel abâtardissement du xiis pittoresque chez David, même avant les mauvaises toiles qu'il exécuta à Bruxelles, vers la fin de sa vie par exemple, dans la couleur si faible de ses Sabines, qui donnent l'impression d'un bas-relief polychrome. 11 en était arrivé à cet axiome : « Ce sont les gris qui l'ont la peinture »>. On sait avec quelle énergie les romantiques protestèrent contre ces théories encore exagérées par ses élèves "2.

En somme il y a une ressemblance singulière entre les procédés de la peinture antiquisante de David et ceux de la littérature contemporaine. De même que Lebrun et Chénier aboutissent au centon, David aboutit au décalque. D'un côté comme de l'autre on a perdu le sens de la vie et de la poésie des choses. On ne sait plus composer, parce qu'on ne sait plus voir, ni sentir. ni penser. Et cependant à travers cette peinture de décadence, on sent déjà percer l'art de l'avenir. Même dans ses œuvres les plus directement inspirées de l'antique, David rompait avec les habitudes de l'art classique français. Aux effets dramatiques, il voulait substituer les effets purement lyriques ;. Dans le Léonidas, par

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