‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 193 sur 248 · La première édition est de 1804. C'était une Imitation · texte numérisé non relu

La première édition est de 1804. C'était une Imitation

seconde édition « entièrement refondue, précédée d'un discours préliminaire, augmentée de <l ux mille vers et sui- \ ie de prusieurs morceaux traduits d'Homère, de Milton el (I Axioste ». Ce titre se passe de commentaires; nous sommes dans le fatras épique jusqu'au cou. Dans le même genre, Luce de Lancival donne un Achille à Seyros, on il se borne loul unimenl à délayer YAchilléide de Stace.

Je m'engage d'un pas chancelant, effrayé, Dans un sentier que Stace à ma muse a frayé.

11 paraîl que Luce de Lancival avait le génie du vers latin : un poème sur la mort do Marie-Thérèse lui aurait valu tout jeune 1rs encouragements du grand Frédéric, cl l'on se rappelle que sa dernière production fut un discours latin sur le mariage de Napoléon el de Mario-Louise. L'Achille à Seyros, c'est encore du vers latin : les pastiches, les imitations foisonnent; il y a môme tels passages qui ne sont que des traductions de Stace '. Des coupes hardies, des descriptions scabreuses où la difficulté est ridiculement escamotée, comme ce passage où il s'agit de représenter Thétis montant sur le dos de Chiron :

11 aborde Thétis; sous sa main caressante, Il courbe avec respect sa croupe complaisante, Il l'invite à s'asseoir, et, d'un pas diligent. Lui-même l'introduit sous son toit indigent 2.

Des alliances de mots prétentieuses se heurtant à des platitudes prosaïques, de fausses élégances, tout

de « six épisodes choisis dans les poètes épiques les plus illustres ».

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