‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 21 sur 248 · Cf. CoiTespondance de Lamartine, I. p · texte numérisé non relu

Cf. CoiTespondance de Lamartine, I. p

Les anciens pestent ainsi les grands modèles : d'abord on garde leur mythologie, puisqu'il est entendu que le christianisme n'es! qu'une « triste H plate métaphysique1 »; à laquelle ni peintre ni poètes, ni sculpteurs n'onl rien à demander. Voltaire, à l'impiété près, défend la mythologie comme Boileau :

Mettez la Fleur des Saints à côté d'un Homère:

Il ment, mais en grand homme; il ment, mais il saitplairc;

Sottement, VOUS ave/, menti :

Par lui, l'espril humain s'éclaire; El si l'on vous croyait, il serait abruti. On chérira toujours les erreurs de la Grèce,

Toujours Ovide charmera.

Si nos peuples nouveaux sont chrétiens à la messe,

Ils sonl païens à l'Opéra -.

Il aura beau vanter ailleurs les allégories à la Lucain 3, comme plus philosophiques et plus dignes d'un peuple éclairé, ce paganisme littéraire se maintiendra jusqu'à la fin de l'ancien régime et au delà. Le langage de la Fable, c'est comme la langue maternelle de quiconque est passé par le collège. Et même, plus on avancera a ers le romantisme, plus l'abus en sera choquant, au point que Lamartine considérera comme un de ses titres à l'originalité *, d'avoir décidément rompu avec l'olympe classique. Mais cette façon de considérer la mythologie antique comme un mensonge aimable est encore quelque chose de bien superficiel. Beaucoup déjà y voient tout autre chose et peut-être que les travaux de quelques membres de l'Académie des Inscriptions avaient contribué dans une certaine mesure à en élargir le sens =. Il est évi-

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