Cf. Reyssié, op éd.. p
sont pas neuves : ce sonl les classiques étrangers déjà consacrés par le xvme siècle : c'esl le Tasse el l'Arioste, c'esl Pope, Dryden, M il ton, Young, Fielding et lîichardson; Byronel Shakespeare ne viendront que plus tard, el encore il parlera de traduire celui-ci dans la langue de Racine, ce qui n'offre pas un grand sens '. — Hugo, avec un goût infiniment plus sûr et une érudition littéraire autrement complète, en est à peu près au même point. Il faudrait pouvoir consulter tous les articles qu'il a donnés au Conservateur littéraire de 1819 à ls-.'p. Mais il en a reproduit quelques-uns dans Littérature et philosophie mêlées et, si remaniés qu'ils soient, il est encore possible d'y retrouver un Hugo classique, en toul cas très différent de celui qu'on connaît. <>n voit déjà qu'il est content d'étaler son érudition, ce qui deviendra une de ses manies. Il juge avec indulgence une traducl ion d'Homère, qu'il compare aux traductions précédentes, et gravement il engage l'auteur à proscrire « ces faux ornements que réprouvent également le goût français et la gravité sévère de la muse grecques »: ce sont les expressions mêmes de la critique traditionnelle : rien de plus sage et de plus mesuré. 11 a des éloges pour l'abbé Delille, auquel il consacre un article : il célèbre << l'élégance et l'harmonie de son style »; à propos de sa traduction du Paradis perdu, il le loue o d'avoir changé le sauvage mécontentement qu'Adam témoigne à Eve, dans Milton, en une tendre commisération », et il ajoute : « Cette idée heureuse prouve que Delille connaissait parfaitement
1. •• Il faut du Shakespeare ('■'•rit par Racine. Correspond danee, I. p. 319.
2. Les collections complètes en sonl devenues extrêmement pares ci. pourla plupart do nos citations, nous avons dû nous référer aux extraits qu'en donne M. Biré dans I'. ////'/</ avant
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