Cf. Biré, op. rit., p. ixj
1rs délicatesses de la .Musc française1 ». N'est-ce pas «lu La Harpe toul pur? — Ailleurs il juge Schiller cl Shakespeare d'après la poétique <lc Voltaire : « Leurs pièces, dit-il, ne diffèrenl des pièces de Corneille et de Racine, qu'en ce qu'elles son! plus défectueuses. C'esl pour cela qu'on es! obligé d'y employer plus de pompe scénique. La tragédie française méprise ces accessoires, parce qu'elle marche droit au cçeur ei que le cœur hait les distractions2. » Chose plus étrange encore chez le futur réformateur <le la langue el de la versification, il blâme les nouveautés d'André Chénier et, tout comme un Népomucène Lemercier, il lui reproehe de manquer de eroût et de correction. Il n'admet pas davantage qae la critique classique « ce style incorrect et parfois barbare, ces idées vagues, incohérentes... celle manie de mutiler la phrase et, pour ainsi dire, de la taillera la grecque; les mois dérivés des langues anciennes, employés dans toute retendue de leur acception maternelle, des coupes bizarres, etc. a ». H condamne chez un autre « ces fréquents enjambements qui détruisent souvent toute l'harmonie d'une période4 ». Enfin, dans la préface des Nouvelles Odes, il ajoutait encore en note, afin que nul ne s'y méprît : « S'il est utile et parfois nécessaire de rajeunir quelques tournures usées, de renouveler quelques vieilles expressions et peut-être d'essayer encore d'embellir notre versification par la plénitude du mètre et la pureté de la rime, on ne saurait trop répéter que là doit s'arrêter l'esprit de perfectionnement. Toute innovation contraire à la nature de notre poésie et au génie de notre langue doitêtre signalée comme un attentat aux premiers principes du