Op, cit.. XXXI, p
jusqu'à l'Homère deBitaubéel l'Hérodote de Lareher.En dehors de l'Académie, les traductions mondaines pullulent, principalement dans la seconde moitié du siècle: Lucain par Masson (1765), puis par Marmontel (1766), Lucrèce par Lagrange (1768), Catulle, Tibulle et Gallus par Pezay (1771), Suétone par La Harpe (1771), Térence par l'abbé Lemonnier (1771). Sénèque le Philosophe par Lagrange et Naigeon (1778), Quinte-Curce par l'abbé Mignot (1781), etc. — Malheureusement toutes ces œuvres se ressemblent par leurs fausses élégances et leur inintelligence de la vie antique. Les traductions d'amateurs, surtoul celles des encyclopédistes, n'ont généralement rien à voir avec, l'érudition : ce sont des livres destinés à alimenter la polémique anti-religieuse, quelquefois même ce u'esl qu'un moyen de réclame pour une élection académique comme le Suétone de La Harpe '.
Mais, vers la fin du siècle, il y ;i un véritable relèvement pour ne pas dire un commencement de renaissauce : Matthaei vient de découvrira Moscou l'hymne homérique à Déméter -. Brunck publie ses Ânalecta3 et Heyne sa grande édition de Virgile (. 11 semble qu'une véritable émulation s'empare de l'Académie des Inscriptions. Elle a d'ailleurs dans la personne de d'Ansse de Villoison un véritable philologue à opposer à ceux île l'étranger. 11 avail d'abord commencé par se mettre à l'école «les Hollandais et des Allemands : puis il avail donné une édition du Lexique inédit d'Apollonius le Sophiste, qui l'avail particulièremenl désigné aux suffrages delà compagnie. D'autres publications savantes