‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 243 sur 248 · Cf. liiré, op. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. liiré, op. cit., p

4. Cf. Mori'l-ï'atio. Etudes sur l'Espagne, I, p. 78. — Il convient cependant de rappeler que (1. de Schlegel, dans son Cours de littérature dramatique, avait un des premiers appelé l'attention sur le théâtre espagnol. Uien n'empêche d'ailleurs de supposer que Hugo, qui savait assez bien la langue, avait lu

412 FIN I>U CLASSICISME ET RETOUR A l'àNTIQUE.

mais pour qui les romantiques eurent toujours un culte : c'esl là certainemenl ce qu'il, y eul de plus solide dans leurs admirai ions, en tout cas de plus caractéristique. Ils purent en avoir d'autres, mais qui ne furent que des fantaisies OU qui ne répondaient qu'à des besoins factices ou éphémères. On peut, dire qu'en général l'influence de l'esprit germanique a été très faible sur le romantisme. De Byron lui-même, ce qu'on admira le plus, ce fui l'instinct de révolte el d'indépendance, les allures cavalières, l'exotiêmeet la couleur locale, — tout ce qu'on cherchait chez les maîtres du xvie siècle. N'est-il pas digne de remarque aussi que, sur dix drames que Hugo nous a laissés, six empruntent leur sujet à l'époque de la Renais sance?

C'est qu'au fond on se sentait de même famille, qu'on avait le même but et le même désir : « Les générations actuelles, disait plus tard un survivant de ces temps héroïques, doivent se figurer difficilement l'effervescence des esprits à cette époque; il s'opérait un mouvement pareil à celui de la Renaissance. Une sève de vie nouvelle circulait impétueusement. Tout germait, tout bourgeonnait, tout éclatait à la fois. Des parfums vertigineux se dégageaient des fleurs ; l'air grisait, on était fou de lyrisme et d'art. Il semblait qu'on vînt de retrouver le grand secret perdu, et cela était vrai, on avait retrouvé la poésie '. »

S'il en est ainsi, on voit de quelle importance fut pour le romantisme le Tableau de la poésie française au XVIe siècle de Sainte-Beuve. Évidemment il ne créa pas

dans 11- texte Calderon et Lope de Vega. — Son frère Abel publia en 1822 des Romances historiques, traduction du Romancero, dont il se servit pour tes Orientales. En 1825, paraissait le Théâtre de Clara Gazul, la fameuse mystification de Mérimée.

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