‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 248 sur 248 · CONCLUSION. 42S · texte numérisé non relu

CONCLUSION. 42S

L'esprit héroïque de la Renaissance revivra, à la t'ois mystique et païen, idéal et charnel. On comprendra l'innocent amour d'un Jésus ou d'un François d'Assise pour toutes les choses créées el leurs angéliques mansuétudes pour toutes les faiblesses. Le libre développement de l'individu dans le sens du divin redeviendra l'idéal et la vocation de tous.

Ainsi encore disparaîtront comme de mauvais rêves toutes les erreurs du passé. Le goût des résurrections historiques où se complut trop souvent le romantisme. comme le culte idolâtre des naturalistes pour les réalités les plus fragiles ; ils omirent d'y chercher la Vie. Le pessimisme et le dilettantisme, dont nous sortons à peine, ne seront que de coupables erreurs, attestant un affaissement passager de la volonté, une lassitude de l'intelligence de la race. Enfin, loin de chasser les Barbares, qui viennent à nous les mains pleines de grossiers trésors, on les accueillera avec douceur, on les fera entrer dans la cité antique; mais on les purifiera d'abord et on les initiera au Dieu unique, puisqu'il n'y a qu'une Vérité et qu'une Beauté.

Page 1