LXXX
o. Cf. A. Maury, op. cit., p. 210.
LES TRAVAUX DE L ERUDITION. ,'i 1
même une édition complète de Pindare '. Si L'on ne peut affirmer d'après cela qu'un rajeunissement de la philologie classique en France était proche, il esl probable <| ne la publication complète de ce catalogue eût (->lé le point de départ «le travaux importants. L'essentiel après lont pour l'Académie est d'avoir compris l'importance dune telle lâche et d'en avoir pris liniliative.
Mais la critique des textes, malgré l'ardeur des dernières années, est en somme le point faible des travaux de l'Académie des Inscriptions. En revanche elle contribua singulièrement à l'avancement des sciences historiques. Pour ne rien dire de l'histoire nationale et de l'histoire littéraire de notre pays, si sérieusement étudiées par les bénédictins, <>u par des académiciens connue Foncemagne et Lacurne de Sainte-Palaye. il y aurait à signaler dans les mémoires de la Compagnie d'abondantes contributions à l'histoire grecque et à l'histoire romaine, soit pour la chronologie, soit poulies mœurs et les institutions. Bornons-nous à rappeler les originales dissertations de Lévesque de Pouilly sur la Certitude de l'histoire des quatre premiers siècles de home (1724), où il y avait comme une ébauche des théories de Beaufort et de Niebuhr, et Y Histoire romaine du président de Brosses.
La mythologie aussi fut étudiée avec une véritable prédilection, peut-être parce que c'était un moyen détourné de toucher aux questions religieuses, qui alors passionnaient les esprits : Fréret et Sainte-Croix se distinguèrent par des aperçus très pénétrants sur les origines naturalistes des cultes ou sur la philosophie des mystères du paganisme. L'Histoire '1rs vieux fétiches (1760) du président de Brosses est peut-être la