‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 39 sur 248 · Essai -sur la poésie épique, X · texte numérisé non relu

Essai -sur la poésie épique, X

3. Explication historique des Fables. nil. — La mythologie et la fable expliquées par l'histoire, 1738.

4. Qu'on se rappelle comment s'exprimait Rochefort, un admirateur d'Homère, dans un Mémoire sur les mœurs des siècles héroïques : • On vit Priam, dépouillant la majesté du trône, se rouler sur la poussière au milieu de ses courtisans et ne connaître plus ni réserve ni décence dans l'excès d'un désespoir qu'on condamne d'autant plus facilement que noire âme est moins capable de le sentir ». Mcm. de VAcad. des Inscript., XXXVI. p. 430.

Nous aurions la même chose à dire «les critiques que Voltaire adresse au théâtre «les Grecs. Le poinl de vue auquel il se place avec lotit son siècle, c'est en somme celui d'Aristote qui ne comprenait déjà plus grand'chose à l'esprit de la tragédie d'Eschyle el de Sophocle, c'est surtoul relui des dramaturges el du public français, pour qui la tragédie est d'abord une imitation de la réalité. Or méconnaître les origines lyriques de la tragédie grecque, c'était s'exposer à n'en plus comprendre que le détail : l'âme même échappe. De là vient que Voltaire a si mal parlé de Sophocle '. Encore essaie-t-il de défendre ses chœurs — alors que Fénelon, un « ancien ». trouvait « vagues et insipides "' » les chœurs des tragédies grecques en général. .Mais lorsqu'il blâme, chez Sophocle, les invraisemblances dans la fable, ou dans la conduite des pièces — et ce sont ses deux principaux griefs3, — il faut bien reconnaître qu'il a raison, si Ton admet, comme toul le monde alors, que la tragédie grecque se proposai! exactement le même but que la tragédie française.

Si la fable d'une tragédie se définit une action bien liée, une succession logique de faits, qui, sans être une copie de la réalité, vise néanmoins ;i en donner l'impression, il faut convenir avec Voltaire que la tragédie française est une forme de l'arl bien plus par l'aile que la tragédie grecque. Voltaire, eu lion Fran çais, se préoccupe avant loul de la vraisemblance, de la logique. La question du « pourquoi » le hante. Or. comme Wagner l'a très bien vu. s'il y a une question qui soil ennemie du drame lyrique — connue était la

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