‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique, dans la seconde moitié du 18e siècle et les premières années du 19e en FranceChapitre 49 sur 248 · III, 4SI (ëdit. Assézat) 2; XI · texte numérisé non relu

III, 4SI (ëdit. Assézat) 2; XI

l'ait sur lui sa prière aux dieux.... où les pythies écumantes par la présence d'un démon qui les tourmente,

sont assises sur les trépieds H font mugir de leurs cris prophétiques le fond obscur des antres.... » Kl Diderot conclut : « La poésie veut quelque chose d'énorme, de barbare et de sauvage! ' »

Dans la théorie du drame. Diderot se souvient du théâtre invc II y va chercher des exemples et des preuves, comme les romantiques feront, plus lard. dans Shakespeare. Il comprend beaucoup mieux que Voltaire la simplicité d'action du drame grec (au fond, comme nous l'avons vu, ce que Voltaire entend parla, c'est l'élimination des épisodes de pure galanterie). Il critique les intrigues surchargées : « Voilà ce que nous entendons, dit-il, par le mouvement. Les anciens en avaient une autre idée. Une conduite simple, une art ion prise le plus près de sa fin. poire que tout fut dans l'extrême; une catastrophe imminente et toujours éloignée par une circonstance simple et vraie. Des discours énergiques, des passions fortes, des tableaux: un ou deux caractères fermement dessinés : voilà tout leur appareil. Il n'en fallait pas davantage à Sophocle pour renverser les esprits -. » A cette simplicité de l'action, il ajoute la simplicité dans les mœurs et dans le style: et, ici encore, c'est des anciens qu'il s'autorise : « la Nature m'a donné le goût de la simplicité ; je cherche à le perfectionner par la lecture des anciens. Voilà mon secret : Celui qui lirait Homère arec un peu de génie y découvrirait bien plus sûrement la source oii je puise :!. » Celte simplicité des mœurs et de l'action, comme du style, ne fera que mieux servir le vrai dessein du poète tragique, qui doit être, selon Diderot, l'expression

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