I. Emile, liv. V
d'Homère. Rousseau va plus loin. 11 la l'ail aimer, il en donne le sentiment, il la réintroduit véritablement dans l'art d'où elle passera dans les mœurs : « Quand on lit dans Plutarque que Caton le censeur, qui gouverna Rome avec tant de gloire, éleva lui-même son fils dès le berceau, et avec un tel soin, qu'il quittait tout quand la nourrice, c'est-à-dire la mère, le remuait et le lavait : quand on lit dans Suétone qu'Auguste, maître du monde qu'il avait conquis et qu'il régissait lui-même, enseignait lui même à ses petitsfils à écrire, à nager, les éléments des sciences et qu'il les avait sans cesse autour de lui, on ne peut s'empêcher de rire des petites bonnes gens de ce temps-là, qui s'amusaient à de pareilles niaiseries. ti'op bornés sans doute pour savoir vaquer aux grandes affaires des grands hommes de nos jours ' ». Sainte-Beuve remarque que Lamartine, dans son goût pour la simplicité rustique, passe souvent la mesure. Il y a « trop de souquent le à côté de trop d'or 2 ». Rousseau l'ait la même chose. Il serait volontiers plus réaliste que l'antique. Tandis que Voltaire, à propos de l'épisode de Nausicaa. se borne à nous l'aire remarquer que les filles d'Auguste filaient bien les vêtements de leur père : « Cet Alcinoûs avait une fille aimable qui, la veille qu'un étranger reçut l'hospitalité chez son père, songea qu'elle aurait bientôt n\\ mari. Sophie interdite rougit, baisse les yeux, se mord la langue; on ne peut imaginer une pareille confusion; le père, qui se plaît à l'augmenter, prend la parole et dit que lu jeune princesse allait ellemême laver le linge <i In rivière. Croyez-vous, dit-il, </iïelle eût dédaigné de toucher aux serviettes sales, en disant qu'ell'S sentaient legraillon3? »