‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 141 sur 281 · Jbid.f 1, p · texte numérisé non relu

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pétueux, ravageur, fallacieux et même punisseur, qui souvent m'ont épargné la longueur d'une périphrase. Les poètes anglais et allemands n'ont pas besoin de demander grâce, comme je le fais ici, pour les mots anciens ou étrangers qu'ils emploient... Je suis bien loin de vouloir qu'on mêle un idiome étranger au notre; mais je ne puis m'empécher de souhaiter que nous nous emparions de nos propres richesses trop négligées. Si nous sommes pauvres, c'est notre faute ; Montaigne ne l'était pas K >

' D'après tout cela, il est impossible de ne pas voir une analogie frappante entre Roucher et André Ghénier. Ils ont les mêmes ambitions de grande poésie scientifique et de renouvellement de la langue et de la versification; tous deux font pressentir le romantisme par les innovations qu'ils proposent et surtout par ce désir mal défini, mais très impérieux de quelque chose de nouveau. Et cependant avec l'un, comme avec l'autre, nous aboutissons au même résultat : la traduction en vers des découvertes scientifiques, où s'entremêlent des imitations de plus en plus étroites des grands modèles antiques; la tendance toujours plus forte à faire d'un poème une sorte de kaléidoscope des grands épisodes de l'épopée latine ou grecque.

Dans ces conditions, n'était-il pas tout naturel que la traduction en vers — j'entends la traduction pure et simple— devînt à son tour un genre littéraire?

Les traductions en vers — nous ne saurions trop le répéter — ont été innombrables dans la seconde

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