‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 182 sur 281 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

l'école de DAVID ET l'iMITATION DE l'anTIQUE

I. Engouement du xviii* siècle pour les arts plastiques. — Les amateurs. — Rapprochement des peintres et des gens de lettres. - La peinture tend à se confondre avec la poésie. — Les salons et les expositions de peinture. — La critique d'art.

— Le mouvement antiquisant surtout propagé par les gens de lettres. — Influence de Diderot. — Les fouilles d'Herculanum et de Pompéi. — Les voyages en Italie. — Raphaël Mengs, les pensionnaires de l'École de Rome. — Influence de Gaylus, ses ouvrages théoriques. — Que vraisemblablement Caylus n'aurait pas conçu l'antique comme David. — Originalité de l'art Lotus XVI : c'est la i)remière forme de l'art antiquisant.

II. Retour à l'antique dans les modes pendant les dernières années du règne de Louis XV. — Ce sont les arts somptuaires qui en ont le plus profité. — L'ameublement, les imitations pompéiennes. — La décoration des appartements, Versailles, Trianon, Fontainebleau. — Le goût « Empire » s'annonce déjà. — L'architecture, réaction contre le style « rocaille ». — Le livre de Laugier. — Le style français, la place de la Concorde, le Panthéon, le (irand-Théâlre de Bordeaux, le château Borély à Marseille, le Petit-Trianon. — Le « style sévère », la coupole du Panthéon, l'Odéon, les Barrières de Ledoux, les imitations de l'architecture de PsDstum. — La sculpture, les figurines de Clodion, les tendances de l'école française, en quoi elle se sépare de l'antique. — La peinture, Fragonard et Hubert Robert, les Ruines. — Ce qu'il faut entendre par le Louis XVI dans les arts plastiques. — Combien la durée en a été éphémère.

m. La peinture de David, son originalité, son tempérament.

— Déséquilibre de son génie, de là le» incohérences de sa

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conduite et de ses tenlatives en art. — Le vrai fond de David, c'est un réalisme robuste; ses sympathies, son goût pour la nature et la vérité. — Originalité des dessins de David. — Le portraitiste, le poète lyrique, le peintre décorateur. — Ce qui a perdu David, c'est la chimère de l'imitation de l'antique. — Comparaison avec André Chénier. — Que David n'est venu qu'assez tard à l'antique. — Il faut distinguer des époques dans l'histoire de ses théories antiquisantes. — Leur incohérence, le Recueil de dessins de David. — Ses lacunes, comme peintre d'histoire et comme imitateur de l'antique, stérilité d'invention, prosaïsme. — Absence de composition, la mosaïque. — Il conçoit la peinture comme une transposition de la sculpture antique, la « grisaille ». — Ce qu'il y a de lyrique et de romantique, même dans l'œuvre antiquisante de David.

IV. Ses émules et ses élèves. — La secte des Primitifs. — Influence de David sur Fameubiement, les modes et la décoration.

Le XVII*' siècle avait eu ses collectionneurs et ses amateurs à la tète desquels il faut placer Colbert. Mais c'est seulement au xviii® siècle que le goût et l'intelligence des choses d'art commencent à se répandre dans le grand public. Chez les financiers surtout, c'est plus qu'une mode : quelques-uns sont de très fins connaisseurs. D'ailleurs c'est avant tout pour eux que les artistes travaillent, puisqu'ils sont à peu près les seuls qui puissent les soutenir ou les payer. Non seulement Crozat donne le vivre et le couvert à Watteau, mais il réunit une collection de dix-neuf mille dessins originaux et en particulier des maîtres italiens. D'Holbach achète une des premières œuvres de Raphaël Mengs qu'on ait vues à Paris *. Grimod de la Reynière le père et Watelet sont membres honoraires de l'Aca-

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