‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 195 sur 281 · Cf. notre thèse latine, p. 65 et suiv · texte numérisé non relu

Cf. notre thèse latine, p. 65 et suiv

et rien que peintre. Quand on cherche un disciple digne de comprendre ce grand et inimitable Vélasquez, pour la probité de la technique et Tétude minutieuse et pénétrante du réel, on ne trouve que David,

Sa vocation fut impérieuse et exclusive : dès le collège, il n'annonçait de dispositions que pour le dessin '. On constate tout de suite chez lui une impuissance radicale à comprendre tout ce qui n'est pas la peinture et encore une certaine peinture. Il n'arrivera jamais à écrire une lettre en français • et, plus tard, à la Convention, ces ridicules discours qu'il prononce, il sera obligé de se les faire rédiger par un autre ^. Il ne lira jamais un livre d'archéologie ; tout ce qu'il connaîtra de l'art et des mœurs antiques c'est ce que lui-même en aura vu de ses yeux à Rome ou à Naples, ou les dessins qu'il aura pris dans les publications illustrées *. Même pour les choses de son métier il a d'incroyables lacunes. C'est ainsi qu'il ne connaîtra jamais la perspective, et qu'il sera toujours obligé de recourir à un élève pour déterminer les plans successifs de ses tableaux ', parce qu'il y a dans la perspective un élément géométrique et abstrait qui répugne au réalisme vigoureux de son génie.

Il est entier, radical en toutes choses, en art connme en politique. Il a des idées carrées et absolues comme un homme du peuple. Il exècre les académies •, il ne peut pas sentir Boucher, ni même aucun de ses devanciers. Il a pour l'art du moyen âge, un mépris voisin

\. Cf. J.-L.-Jules David, Le peintre Louis David, p. 2.

2. Voir les lettres de lui qui sont reproduites dans l'ouvrage précédemment cité.

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