Ibid., p
a04 FIN DU CLASSICISME ET RETOUR A L' ANTIQUE.
inattendu de quelques-unes de ses toiles n'a pas d*autro source.
1 Mais le vrai fond de David, comme peintre, c'est le ; réalisme le plus robuste et le plus pénétrant qui se Boit manifesté dans Técole française. A peine arrivé en Italie, il se débarrasse de la routine académique et, chose surprenante chez un élève de Vlen, ses admiralions vont tout d'abord au Valentin, un disciple des Caravagef II avoue ne rien comprendre à Raphaël, ni en général à aucun des grands artistes italiens et classiques de la Renaissance % c Mes yeux, dit-il, étaient alors tellement grossiers que loin de pouvoir les exercer avec fruit en les dirigeant sur des peintures délicates comme celles d'Andréa del Sarto, du Titien, ou des coloristes les plus habiles, ils ne saisissaient vraiment et ne comprenaient rien que les ouvrages brulalement exàciUéSj mais pleins de mérite d'ailleurs, des Caravage, de Ribeira et de ce Valentin qui fut leur élève '. » — La seule chose qui le frappe chez les Italiens ^, c'est la vigueur du modelé et la forte opposition des clairs et des ombres, une qualité que la peinture française du xviii* siècle et en particulier celle de Boucher avait totalement perdue. Ces premières affirmations vraiment sincères du goût de David, nullement influencé encore par les idées antiquisantes, sont extrêmement significatives. Le jeune admirateur du Valentin se retrouvera plus tard dans le Marat et dans les œuvres les plus personnelles de David. Jusque ' dans son culte pour Bonaparte, reparaît cette adoration de la force, ce goût de la nature vraie sans atténuation et sans déguisement, qui a été la plus éminente
1. Il faut en excepter le Gorrëge, qu'il admira beaucoup k la cathédrale de Parme. Ibid., p. 9.