Ibid., p
.3. Ibid,, p. 428,
ÉCOLE DE DAVID ET IMITATION DE l'ANTIQUE. 317
donc des sujets de tableaux plus grands, plus sublimes que ceux-là M » — Et Maurice se fit une tête de Christ malgré son costume d'Agamemnon : la ressemblance était si frappante que ses camarades voulaient l'appeler Jésus-Christ '. Ce sont là peut-être des enfantillages ; mais y a-t-il bien loin de cette vague religiosité d'artiste à celle que va faire triompher Chateaubriand? En tout cas, ce qu'il est intéressant de constater, c'est que chez les primitifs, comme chez David, il n'y a d'antique que la forme. En réalité et d'une façon plus ou moins consciente, ils tendent au romantisme : ils-, exagèrent à la fois le dilettantisme antiquisant et la modernité du maître ^.
Mais ce n'est pas seulement sur la peinture et les artistes que s'exerça la dictature de David. Tout ce qui touche à l'art, — ameublement, costume, décoration, — tout cela est profondément marqué à l'empreinte de son style. La réforme du mobilier était depuis longtemps commencée ; mais, grâce à sa peinture, elle s'accentue dans le sens de la lourdeur et de l'austérité : cette table massive recouverte d'un tapis