‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 204 sur 281 · E. Delécluze, op, cit., p · texte numérisé non relu

E. Delécluze, op, cit., p

.S. Ihid., p. 42i.

Mais, petit à petit, les Primitifs en vinrent à se si^^parer de David. On le traita, — suprême injure, — de Vanloo, de Pompadonr, et de rococo *. Le désaccord avait commencé avec l'exposition du tableau des Stibines (nivôse, an VIII), que Maurice Quaï et ses amis ne trouvèrent ni assez grec, ni assez primitif. Pour eux, Phidias était déjà trop moderne, « Périclès était un autre Louis XIV et son siècle sentait la décadence * ». Les vrais modèles, c'étaient les figures rudimentaires des vases étrusques, avec leurs traits secs et heurtés et leurs barbes pointues. De là une première modification dans le costume des adeptes de Fart nouveau : il fut convenu qu'on laisserait croître sa barbe et ses cheveux, afin de mieux ressembler aux vrais primitifs, — et dès lors Maurice Quaï se travestit en Agamemnon.

Il est difficile sans doute de réduire en corps de doctrine les idées de la secte. Mais ce qui ressort des souvenirs qu'on nous en a laissés, c'est que, par delà les formes canoniques de l'art classique, ils voulaient remonter aux sources mêmes de la nature et de l'art, d'où leur nom de primitifs. A cause de cela, ils avaient un culte pour Homère et la Bible, mais par-dessus tout pour Ossian ^ qu'ils considéraient comme le plus primitif de tous. Le Nouveau Testament les attirait aussi, à cause de sa douceur mystique. Un jour, Maurice, agacé parles plaisanteries d'un camarade, fit cette déclaration en plein atelier : « Vous n'avez donc jamais lu l'Évangile, tous tant que vous êtes? C'est plus beau qu'Homère, qu'Ossian. Jésus-Christ au milieu des blés, se détachant sur un ciel bleu! Jésus-Christ disant : « Laissez venir à moi les petits enfants ! » Cherchez

i. E. Delécluze, op. cil,, p. 421.

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