‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 239 sur 281 · Poésies de Millevoye : Le premier baron chrétien, p · texte numérisé non relu

Poésies de Millevoye : Le premier baron chrétien, p

362 FIN Dt' CLASSICISME ET RETOUR A l'ANTIQUE.

Ix iiK^ino Millovoye compose un Cfuirlemagne à Pavie, Luci<*ii lUinapartc un Charlemagne ou VÉglise sauvée, € pornies en xxiv chants ». Vanderbourg avait fait mieux : il avait donné une idée de la langue du moyen Age dans son pastiche si ingénieux et si savant des Pot^sies de Clotilde de Surville ». Mais le grand spécialiste dans le genre troubadour, ce fut Creuzé de Lesser, avec ses Chevalien de la Table-Ronde^ et son Amadis des Gaules.

La Gaule }iOi'ti(/ue (1813) de Marchangy ne fait qu'attester cet engouement en faveur de la chevalerie, c Notre bul, disait-il, est d'extraire enfin du moyen âge, comme d'une mine féconde et trop peu connue, des trésors qu'apprécieront également le poète, l'annaliste, le législateur, l'archéologue *. * En même temps il indiquait des sujets de poèmes nationaux, CloviSj par <'xemple. Lamartine •, qui avait lu Marchangy, écouta le conseil et se mit à rimer une épopée sur c le fondateur de la monarchie française ».

D'autre part, on commençait à se prendre d'une belle passion pour l'art gothique. On n'avait pas attendu pour c(»la les pages de Chateaubriand dans son Génie du Christianisme : c'était un goût qui, comme celui de la chevalerie, remontait au xviii° siècle, au temps où l'on copiait les jardins anglais avec leurs ruines, manoirs, donjons ou abbayes. Sous le Directoire, les romans d'Anne RadclifTe avaient entretenu cette mode, et voici maintenant que Lenoir, au musée des Petits-Augustins, préparait les premières données de l'archéologie du moyen âge en rassemblant tous les débris qui avaient échappé au vandalisme révolution-

1. Poésies de Marguerite-Éléonore Clolilde de Vallon-ChalySy depuis Af"e de Surville, poète français du XV* siècle, publiées par Ch. Vanderbourg, Paris, an XI (1803)

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