Correspondance, I, p
(le suilo par sa nonchalance et tournant en regrets et en lamentations : t Que n'ai-je une bibliothèque, où je puisse au moins trouver un Homère, un Cicéron, un Ovide complet, un Plaute, un Tèrence, un Lucrèce, que sais-je?» » — En revanche, comme on lui a appris passablement de latin au collège, il se donne Tair d'aimer Horace, il le cite à tout propos dans ses lettres comme un humaniste de l'ancien temps. l\ parle souvent <le Tibulle et de Properce, alors très à la mode. Mais il est infiniment probable qu'il les lisait dans des traductions-. Pour la litt(^rature française, ses auteurs favoris, cVst Voltaire dans Zaïre ei ses contes en versa, Berlin, Paru y, Gilbert *, Gresset. H fait un grand éloge des poésies de Clotilde de Surville,il admire M"<^ Gottin^. Son grand critique, c'est La Harpe, qu'il juge d'abord un peu sévèrement, mais il se ravise et il écrit à son ami de Virieu : < La Harpe est sur ma table, il m'encourage, il me retient, il me rend sage malgré moi. Plus f avance, plus je Vestime, ce La Harpe. Comme c'est bien penné ^ bien raisonné, bien écrite sans pointes, sans affectation^ sans mignardis'i. C'est un bon maître en littérature, comme Montaigne en philosophie •. » Il pratiquait sans doute aussi les littératures étrangères. U lit même à l'Académie de Mâcon une dissertation sur ce sujet alors dans toute sa nouveauté "^ ( 1 81 1). Mais ses admirations ne