‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 244 sur 281 · Cf. Biographie par P. de Musset, p · texte numérisé non relu

Cf. Biographie par P. de Musset, p

7. Deux imitations d'Horace figurent encore dans ses Poésies nouvelles, p. 112 et 114.

rinfluence des premiers milieux littéraires traversés est encore plus durable; jusque dans les derniers vers de Lamartine, on sentira l'admirateur de Parny et le poète provincial auteur d'épîtres < badines », et d'interminables poèmes épiques. — Pareillement, dans VHomme qui rit et dans les Travailleurs de la mer, on retrouvera Fauteur de Han d'Islande et le lecteur avide des romans < fantastiques » du Directoire et de l'Empire*. — Veut-on savoir quelles sont les prédilections de Lamartine jusqu'à la veille des Méditationsl — Chateaubriand sans doute et M™e de Staôl, qu'il lit passionnément comme tous les jeunes gens d'alors, — Ossian, Paul et Virginie, dont il se souviendra dans Jocelyn * et qu'il aimera toujours : sentimental, élégiaque et romanesque, avec une nuance de fadeur et de gaucherie provinciale — tel est bien son vrai fond. Mais à côté de ces admirations sincères et spontanées, il en a d'autres que lui impose le goût du temps; d'abord Homère qu'il ne peut pas lire dans le texte, mais qui lui donne l'envie d'apprendre le grec. Pendant ses longues années de désœuvrement à Milly, il essaie même de s'y mettre, il songe à prendre un professeur de grec : < Je viens d'acheter un Homère : oh ! quand le lirai-je? Je ne pense plus qu'au grec. Voilà mon but pendant deux ans au moins ^. » Malheureusement il en fut de ce beau projet comme de beaucoup d'autres : Lamartine était trop paresseux pour l'entreprendresérieusement. Ce désir de compléter son éducation classique ne sera jamais qu'une velléité arrêtée tout

i. On sait que M'"^ Hugo était grande lectrice de romans et qu'elle partageait ses lectures avec ses fils. Cf. Biré, op. cit.

2. Il écrivait à propos de Jocelyn : « J'entends dire et j'aime à croire et crois avec certitude qu'alors ce sera populaire comme Paul et Virginie en grand et en vers ». Correspondance, III, p. 389.

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