‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 248 sur 281 · Cf. Biré, op, cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Biré, op, cit., p

374 FIN DU CLASSICISME ET RETOUR A l'aNTIQLE.

les délicatesses de la Muse française* >. N'est-ce pas du La Harpe tout pur? — Ailleurs il juge Schiller et Shakespeare d'après la poétique de Voltaire : c Leurs pièces, dit-il, ne diffèrent des pièces de Corneille et de Hacine, qu'en ce qu'elles sont plus défectueuses. C'est pour cela qu'on est obligé d'y employer plus de pompe scénique. La tragédie française méprise ces accessoires, parce qu'elle marche droit au cœur et que le cœur hait les distractions *. » Chose plus étrange encore chez le futur réformateur de la langue et de la versification, il blâme les nouveautés d'André Chénier et, tout comme un Népomucène Lemercier, il lui reproche de manquer de goût et de correction. Il n'admet pas davantage que la critique classique < ce style incorrect et parfois barbare, ces idées vagues, incohérentes,... cette manie de mutiler la phrase et, pour ainsi dire, de la tailler à la grecque; les mots dérivés des langues anciennes, employés dans toute l'étendue de leur acception maternelle, des coupes bizarres, etc. a >. Il condamne chez un autre t ces fréquents enjambements qui détruisent souvent toute l'harmonie d'une période* >. Enfin, dans la préface des Nouvelles Odes, il ajoutait encore en note, afin que nul ne s'y méprît : € S'il est utile et parfois nécessaire de rajeunir quelques tournures usées, de renouveler quelques vieilles expressions et peut-être d'essayer encore d'embellir notre versification par la plénitude du mètre et la pureté de la rime, on ne saurait trop répéter que là doit s'arrêter l'esprit de perfectionnement. Toute innovation contraire à la nature de notre poésie et au génie de notre langue doit être signalée comme un attentat aux premiers principes du

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