Cf. Corresp., I, p
LE BOMANTISME ET LA TRADITION CLASSIOUE. 377 ,sil)le et glacée
Plus tard, il rêve d'un poème épique sur Clovis, — sujet indiqué par Marchangy dans sa Gaule poéligve : * Jusqu'à trente ans, je donnerais des tragédies et, si Dieu me donnait la vie et la santé, de trente à quarante ans, j'enfanterais Clovis ' >. En effet, il fait des plans de tragédies, une Zordide, un Brunehaut et Mérovce, un César ou la veille de Pharsale =, dont la plupart restèrent à l'état de projet. Il vient à bo..t d'une Mèdée et d'un SaOl, qui eut l'honneur d'être lu à Talma * et dont il donna plus tard des fragments à la suite des Harmonies. Entre temps, après avoir songé à se faire couronner par l'Athénée de Vaucluse ', il avait envoyé à l'Académie des Jeux FÏoraux une pièce dans le plus pur goût classique sur le Rélablissement rie ta Statue de Henri IV : * Cela, dit-il, commence par une longue comparaison à la manière homérique ' :
Quand la lance d'Achille, après tant de Itatailles, De la ville d'Hector eut forcé les murailles, El ravi des Troyens le saint Palladium, Le nautonier voguant sur les flots du Bosphore
De ses jeux cherchait encore Le palais de Priam et les tours d'Ilium '. •
On juge d'après cela du reste.
1. Cette pièce n'a pas été publiée dans les oeuvres de Lamartine : on !a trouve dans la Coireapondanee, I, p. 2i6.
2. Ibid., I, p. 301. Des fragments de Clavis ont paru dans li Nouvelles Miditations et dans les Poésies inédiles.
3. Pour Médée, cf. Con-esp., 1, p. 397. Elle a été publiée c entier dans les Poésies inédites. Pour Zoraide, cf. ibid.; poi Brunehaut et Mérovée, cf, p. 23*. Quant à César, c'aurait él une tragédie à allusions politiques suivant la formule de Vo taire; cf. Corresp., I, p. 313.