‹ La fin du classicisme et le retour à l'antique dans la seconde moitié duChapitre 276 sur 281 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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410 FIN DU CLASSICISME ET RETOUR ▲ L'aNTIQUE.

des fêtes. Les romans d'alors sont remplis de descriptions éclatantes traversées à tout Instant de réminiscences des grands peintres - décorateurs de la Renaissance : on ne rêve plus que de lévriers cravatés d'écarlate, de négrillons en pagnes de soie multicolore, portant des orfèvreries qui sont des chefs-d'œuvre, de coupes de Venise épanouies et fragiles comme des fleurs, de courtisanes parées en princesses fabuleuses et admirablement belleSi qui conduisent d'invraisemblables orgies *.

Ce que la littérature romantique en a retenu, c'est le goût du décoTy qui est beaucoup plus complexe qu'on ne pense et qui tient au plus profond de l'âme moderne. Ce goût s'affirme avec une extraordinaire puissance chez Hugo. On nous dit même qu'il y avait chez lui la vocation d'un peintre-décorateur du plus grand mérite. Ses dessins en font foi : t Ses moindres croquis sont des indications de décor ^ ». Il faisait même mieux : à une r<'»pétition de Lucrèce Borgia, mécontent d'un détail décoratif, il fit apporter de la couleur et des pinceaux et, séance tenante, il se mit à rectifier le contresens du peintre '. — Du moins on peut dire qu'au théâtre, il est, avec Wagner, celui qui a inventé les plus prestigieux décors : qu'on se rappelle plutôt, — à cette dernière scène de Marion Delorme^ — le passage de la litière du cardinal; ailleurs, les noces de Dofla Sol et d'Hernani dans Saragosse

1. Cf. Fortunio dans les Nouvelles de Th. Gautier, la description de l'orgie dans la Peau de Chagrin de Balzac.

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