Cf. Covresp. litt,, IX
2. Cf. Bursian , Geschichte der classischen Philologie in Deutschland, g 531.
3. Analecta veterum poetarum grœcoriim^ 3 vol. Strasbourg^ 1772-1776.
4. P. Virgiln Maronis opéra vavielale leclionis et perpétua adnotalione H'ustrala, Leipzig, 1767-1775, 4 vol.
50 FIN DU CLASSICISME ET RETOUR A L'anTIQUE.
en avaient fait l'helléniste le plus en vue *. C'est ainsi qu'il fut désigné par le gouvernement pour une mission en Orient, où il devait rechercher et acheter des manuscrits grecs. Il passa par l'Italie, se proposant de rejoindre Choiseul-Gouffier à Constantinople. A Venise, il eut la chance de découvrir le plus ancien manuscrit d'Homère, avec des scolies donnant la clef des signes critiques des alexandrins (1781); une édition nouvelle corrigeant sur une foule de points la vulgate adoptée jusqu'alors s'imposait. VIliade de Villoison qui parut avec ses Prolégomènes en i788 * fut attendue comme un véritable événement littéraire. Bien que tout d'abord elle l'ait un peu désillusionné, elle servit beaucoup à Wolf pour son hypothèse sur la composition des poèmes homériques ^. En tout cas, si ce n'était point une œuvre définitive ni même bien digérée *, elle annonçait un véritable réveil de l'érudition française et elle était un signe delà ferveur croissante avec laquelle on revenait alors à l'antiquité. Malheureusement la Révolution enraya ce mouvement de renaissance. Toujours est-il que l'Académie entreprit en 1784 un catalogue général de la Bibliothèque du Roi. Le catalogue des manuscrits grecs et latins fut confié à Brottier età Larcher^. (D'Anssede Villoison était alors absent.) Plus tard Larcher ayant résigné ses fonctions fut remplacé par Vauvilicrs, qui, dans un premier volume, donna une notice des manuscrits d'Eschyle : il méditait
1. Il avait donné entre autres une édition de Longus (1*78). En 4777, il avait communiqué à ses confrères une très intéressante dissertation sur la Théologie des mystères des pdiens.
2. Homen llias ad veteris codicis veneti fidem recensila, 4788, Venetiis.