Cf. A. Maury, op. cit., p
même une édition complète de Pindare *. Si Ton ne peut affirmer d'après cela qu'un rajeunissement de la philologie classique en France était proche, il est probable que la publication complète de ce catalogue eût été le point de départ de travaux importants. LVssentiel après tout pour l'Académie est d'avoir compris l'importance d'une telle tâche et d'en avoir pris Tiniliative.
Mais la critique des textes, malgré Taixieur des dernières années, est en somme le point faible des travaux de FAcadémie des Inscriptions. En revanche elle , contribua singulièrement à Tavancemenl des sciences historiques. Pour ne rien dire de Fhistoire nationale et de Fhistoire littéraire de notre pays, si sérieusement étudiées par les bénédictins, ou par des académiciens comme Foncemagne et Lacurne de Sainte-Palaye, il y aurait à signaler dans les mémoires de la Compagnie d'abondantes contributions à Fhistoire grecque et à Fliistoire romaine, soit pour la chronologie, soit pour les mœurs et les institutions. Bornons-nous à rappeler ' les originales dissertations de Lévesque de Pouilly sur la Certitude de Vhistoire des quatre premiers siècles de Rome (1724), où il y avait comme une ébauche des théories de Beaufort et de Nicbuhr, et FH/s^oîVc romaine du président de Brosses.
La mythologie aussi fut étudiée avec une véritable prédilection, peut-être parce que c'était un moyen détourné de toucher aux questions religieuses, qui alors passionnaient les esprits : Fréret et Sainte-Croix se distinguèrent par des aperçus très pénétrants sur les origines naturalistes des cultes ou sur la philosophie des mystères du paganisme. L'Histoire des vieux fétiches (1760) du président de Brosses est peut-être la