‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 106 sur 250 · Ibid., chant · texte numérisé non relu

Ibid., chant

:! Ibid., chant III.

•rOvide dans ses Fastes ', IjIimi (lu il lui ait pris V'uM'o do son poème : « ce fui — dit-il — en relisant les Fastes d'Ovide, que je contins ridée du poème que jt^ présente au public -. > Mais limitation est bien lointaine et superficielle. Tandis qu'Ovide suit pas i\ pas le calendrier, Lemicrre choisit et retranche parmi les letes catholiques, et r-ola pour les raisons les plus antipoéti(jucs du monde : à la lin de son poènu!. il conseille aux Franc^ais. < peuple doux, peuple aimable autant que généreux, » d'anéantir les l'êtes quinsi)ira « la superstition ridicule ou bai'l)are ». Et ccst ainsi que l'esprit du wuv siècle finit i)ar pénéti'cr dans ce poème qui aurait dû être purement relitrieux. D'autre part Ovide, si léger qu'il soit, a compris la dignité de son sujet : c'est chose sacrée, « sacra cano ■' ». 11 ne touchera pas plus aux antiques cérémonies, qu'on ne touchait aux anciens textes de prières. Il se borne à les expliquer et, pour cela, il consulte les annales *, probablement aussi les anciens annalistes et ])lus spécialement Varron ; de sorte que le poème d'Ovide constitue un document très important pour l'histoire de la religion romaine primitive. 11 est impossible d'en dire autant de Lemierre. Son poème n'est qu'une illustra tion du calendrier qu'il a prétendu rendre amusante. Pour cela, il a tâché d'être très actuel et très parisien. Il décrit les boulevards. — le patinage. - la Sainte- Geneviève, — la foire de la Saint-Laurent, la distribution des prix du concours général, — la messe rouge : c'est uns revite en vers de l'année. 11 a beau se ressou-

1. Les Fastes on es usof/es de Vannée, poème en Reize chants, par M. Lemierre, à Paris, chez P.-Fr. Gue])|nei', In'J. I.,cniiern' a écrit un autre poème <ii(laoli(|ue : La Peinture, 1709.

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