Jhid., II, p
i. I/jid., I, p. ICi.
b. Ibid., I, |i. S".
LES u POET.K MINORES ». 199
La face du soleil pâlit; || et les éclair» '
Kn longs serpents île feu se croisent dans les airs.
Là, contre des écueils d'une énorme grandeur "^
La va,t;uc en bondissant heurte ' et brisant ses lames ..
Pour le style même, il a aussi des tentatives originales. Évidemment il veut faire « éclatant » comme Thomson, à l'imitation de Saint-Lambert. Le malheur est quil ne trouve guère que des couleurs banales, ou qu'il plaque des tons violents qu'il est incapable d'assortir, ^'oici par exemple la description d'un lever de soleil :
Le dieu transforme en vagues (Por
Les nuages flottants dans l'air humide encor.
Jette un réseau de pourpre au sommet des montagnes.
Enflamme les forêts, les monts et les campagnes
Et sur Vémail des près ('tincelle en rubis.
Enfin dans un nuage où l'œil du jour se plonge,
La ceinture d'Iris se voûte en arc. s'allonge
Et du flambeau du ciel <lécomposant les feux
Du pourpre au double-Jaune et du vert aux deux bleus.
.bi<iiues au violcl (jni par degrés s'efTace ^...
Il nest pas jusqu'à la langue dont l'appauvrissement ne l'ait frappé et dont il n'ait essayé de renouveler le vocabulaire. A propos d'un vieux mot, qu'il cherchait à réintroduire, il disait : « Le mot s'avive révoltera sans doute; mais je prie ceux qui le proscrivent d'observer qu'il manque à notre langue depuis qu'on a cherché à l'épurer... Quelle raison avons-nous eue de le laisser tomber en désuétude? Ce n'est pas le seul mot ancien que j'aie cherché à rajeunir. On en trouvera dans ce poème un grand nombre d'autres, comme bleuir, tem-