‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 13 sur 250 · Les Mois, prologue · texte numérisé non relu

Les Mois, prologue

?>. LWcadi-mie mit au concours nnc .. Épitie d'un père à son lils sur la naissance d'un i)clil-liis ». Ce fui Ciiainforl qui icinporla le prix. Cf, Curresp, litt., VI, p. 72.

t. Voir sur celle manie K. et J. de Goncourt, Jm Femme au XVIII" siècle. — Taine, L'Ancien r('f)ime, liv. II. cliap. m.

l't FIN DU CLASSICISME ET RETOUH A L ANTIQUE.

tîres? Les gens sérieux eux-mêmes n'échappent itoinl à la contagion. Diderot et Grimm s'appellent « mon ami » avec une aiîectation risible et l'aligante : ils se feront même représenter par Carmontelle en tète à tète, une main sur l'épaule et les yeux dans les yeux '. Mais de tous ces travers se dégage un besoin nouveau, celui que Housseau avait si l'ortement alTirmé dans son lameux Discours, — se soustraire à la tyrannie du monde, se donner d'abord à sa femme, à ses enfants, à ses amis, s'api>artenir à soi-même. De là une anglomanie croissante dans lesnKinirs. aussi bien c|ue dans la litléralure. une véritable inli-usion de l'égoïsmc brilanni(pu>. On s'affraiicliit de plus en plus de toutes les oldigalions mondaines : « Il est rare de rencontrer aujourd'hui chms le nioiule tles personnes qui soient ce qu'on appelle habillées. Les femmes sont en chemise et "en chapeau, les hommes, en frac et en gilet.... On dîne à l'anglaise à (pialrc ou cinq heures du soir. » De sorte (pion a juste le tenq)s d'aller à la comédie en quittant la table : « On sori des maisons on l'un a i\h\r r((nn)it' d'une taverne: le temps à donner à la ronvcrsution écliapfc après le dincr comme avant le souper "-. » — 11 faudrait tenir compte aussi de riunuence allemande représentée à la covw pai- Marie- .\nloinelle. avec son goût de l'iidimilé. de la vie de famille, du jardinage et des })aysanneries à la Gessncr. C'était donc un renversement comj)let de l'idéal de social)ilité classiciue : en essayant de retrouver l'homme naturel, on eu était arrivé petit à |)etit à restaurer la notion niém(> de Vindiridu , affaiblie on d(''truitc par le monde. (À» changement est un fait des pins considérables : c'est par là aussi (fue la Henais-

1. .\iiiiaiclli' ri'pi'oiliiilc rii liHc du .Wi" \n|. de la. Conesp, lilL (èdil. Toiiniciix).

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