I>c In poéale drdnuilique. VII
'A. .M'"' (le (ieiilis, Souvenirs de Félicie. — Voir (lan< les
LA HE.VAIS^IANCE Itlî i/i1»I:E PAÏENNE. 13
De sciiililables déclarations nous surprennent, iiarce (|U(> nous soninies liabitués à considérer lo xvin'' siècle coninic l'éi)0(iue des l)ergeries el des drames bourgeois, des petits vers et des petits romans : c'est pourtant aussi le temps de la i^h'tkospraromanir, celui où l'on traduit Ossian et ^ouiig; où Thomas déclame, où Lebrun s'évertue à simuler le délire pindarirpic et entasse les hyperboles gigantesques et les alliances de mots barbares; où Mercier traite la tragédie classique de « cadavre gréco -romain ' ». où Roucher sécrie :
VA pnrcoiu'anl les inor^ et l,i lori'O cl les cieiix. .Mes clwinls ri'produiroiil Iniit Toin r.i^'c des dictix -.
El nous ne parlons pas de tout ce qu'il y avait de violent, île tumultueux et d'exaspéré dans la prose d'un Diderot ou d'un Rousseau.
On cultive encore plus les sentiments tendres. Fautil rappeler les excès ridicules de cette sensiblerie, qui s'épanouit pendant toute cette fin de siècle comme une dérision du sentiment et de la passion véritable — l'étalage de l'amour i)alerncl ', conjugal ou lilial, les petites amitiés mystérieuses surtout entre femmes, les temples à l'amitié dans les jardins, les urnes l'iuicraii-es en souvenir d'un mort chéri, les « poufs au sentiment ' », les bagues et les liouclcs de cheveux échan-
Méknuies Ultcraive.^ de Suard un cinioiix nrtiele de Dovainc sur VExagévalion : >. Ne dites pas «lune pièce qu'elle est bonne on mauvaise, mais prononce/, qu'elle est elTroyable ou délicieuse, etc. ». (HI, p. 6'k)
1. Mercier, Tableau de Paris, p. 2iS (édil. G. DesUdii-eslerres).