‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 183 sur 250 · K. Delécluze, op. cit.. p. i2:î · texte numérisé non relu

K. Delécluze, op. cit.. p. i2:î

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316 riN I>L' CLASSICISME KT HETOL'H A L ANTIOUE.

Mais, petit à petit, les Vniniiifs en vinrent à se séparer de David. On le li-aita, — supi'ènie injnre, — de Vanloo, de Pompadour. et de rococo ^ . Le désaccord avait commencé avec l'exposition du lablean des Sabincs (nivôse, an VIll), qne Maurice Onaï et ses amis ne trouvèrent ni assez c:rec, ni assez primilif. Pour eux, Phidias était déjà trop moderne, « Périclés était un autre Louis XH" et son siècle sentait la décadence - ». Les vrais modèles, c'étaient les fii^ures rudimentairesdesvases étrusques, avec leurs traits secs et heurtés et leiu's barbes pointues. De là une prenuère modification dans le costume des adeptes de l'art nouveau : il fut convenu cju'on laisserait croître sa barbe et ses clieveux, afin de mieux ressembler aux vrais l)rimitils. — et dès lors Maurice Quaï se travestit en Agamemnon.

Il est dil'ficile sans doute de réduire en corps tle doctrine les idées de la secte. Mais ce qui ressort des souvenirs cju'on nous en a laissés, c'est que, par delà les formes canoniques de l'art classique, ils voulaient remonter aux sources mêmes de la nature et de l'art, d'où leur nom de prin)ilils. A cause de cela, ils avaient un culte pour Homère et la Bible, mais par-dessus tout pour Ossian ■', qu'ils considéraient comme le plus primilif de tous. Le Nouveau Testament les attirait aussi, à cause de sa douceui- mystique. Ln jour, Maurice, agacé par les piaisanlcries d'un camarade, fil celte iléclaration en plein atelier : « Vous n'avez donc jamais lu l'Lvangile, tous tant (pu> vous êtes? C'est plus beau (| u'Honièrc, (pi'Ossian. .lésns-ClnisI au milieu des Idés, se détachant sur un ciel bleu! Jésus-Christ ilisant : n Laissez venir à moi les petits enfants! » Cherchez

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