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CHAPITRE Mil

L IDKK ANTIOUISANTK DANS LA I.ITTKRATUIŒ DU DIHliCTOIRE liT DK LEMPIUE

I. La parade gréco-roiiiainc. — Traveslissenioiit a ranliiiiie sous 1(! Directoire et l'Empire. — Les embellissements de Paris.

— L'archéologie, l'organisation du Musée des antiques, Visconti. — Faiblesse de la pliiloiogic. — llelèvi'ment des liumanilés dans l'Université imi)ériale. La critique conservatrice : Poissonade, GeolTroy, Dussaull. de Kélet/, lIolTman. - M.-J. (".hénier el Népomucène Lemercier. — Le Cours

aiiali/liijue dp li Itérai tire. — Hécrépitude cl intransigeance.

II. La litt('ralMii' aniiquisante sous l'Kmpire. — \.v Misonéisine, Fontanes le lettré tle décadence. — C'est Delillc (pii donne le ton. — La poésie didacliciue. — Les Irailuclioii- en vers.

— La littérature « manuTacture de versions latines ». — Parceval-Grand'Maison, Luce de Lancival. — La lirih'c sriiivéc 1 de Fontane.«. -- \,'Agmnemnon de Lemercier. VUectorde Lucc

de Laucival. — L'opéra, les cantates officielles. — La poésie r

légère : Dorat-Cubièrcs et Parny •• le Tibnilc français ■•. — ;»

Les poésies antiquisantcs de .Milicvoye. — Le classicisme à !| sa dernière période.

III. Les Marli/rs (\c (iiiali'auliriand cl le « style rnipirc >■. c'est la dernière el plus brillante manifeslalion du classicisme épuisé. — Chaleaubriand n'est (pi'un (tmalciir vn litléi-alure.

— Ses débuts classiques. — Ses admirations litttéraires, insuflisanci' di" sa critique. — Profession de foi toute ( lassique de la préface des Marb/rs. — Faiblesse de sa mythologie el de son merveilleux. — Chateaubriand ( lassi(|ue de décadence comme André Cliénier, pêle-mêle des imitations el des rappnxhement-. confusion île- époques, érudition mal digérée. — lntrusion> du gont modi'rne. -- Le lyi'ique

LA LITTKRATIIŒ DU DIHECTOTliE ET DE L EMI'IRE. 321

i-L'iiarail à travers le falras du poèiiie é|)iijiic inamiui". — Analogie avec M""' île Slai 1 et Talma. — David, Talma et C.iialeaiilti'iand, triiiité de I arl impérial.

1\'. Hariolafie de la littérature de l'Empire. — Le goûl et les livres romantiques. — La chevalerie, le gothique et l'archéologie du moyen âge. — La couleur locale au théâtre. — Tous les éléments du romantisme existent déjà sous l'Empire. — Le romantisme ne sera pas autre chose que l'avènement dune forme nouvelle.

A première vue, on pourrait croire à toute uue résurrection de l'ancien monde gréco-romain. La Révolution apparaît d"abord comme une revanche de la conquête germaine : suivant un mot connu, on dirait que la France n'aspire qu'à se « défranciser » et à se « débaptiser s.

Ce sont les Phocéens de Marseille qui apportent à la Révolution son liynuie, et c'est celte même terre de Provence, où les souvenirs de Rome vivent toujours, qui lui donne son grand orateur. Les noms des institutions et des magistratures antiques reparaissent. On s'appelle maintenant Briitus ou Casca. Costume et mobilier, tout devient maintenant à la grecque et à la romaine '. L'athlétisme renaît. Sous le Directoire, on voit des jeunes gens s'exercer à traverser la Seine à la nage, comme les jeunes Romains traversaient le Tibre, après les exercices du Champ de Mars -. Paris a luimême son Champ de Mars, où l'on couronne les vainqueurs de la course à pied ou de la course équestre *.

1. Cf. E. et J. de Tioneourt, Histoire île la Société française •pendant la liévoliiliun. Histoire de la Société française jjcndant le Directoire, passim.

2. E. Delécluze, Louis David, son école et son temps, p. 429.

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