Corresi>on(lan<e. I. p
372 FIN nu CLASSICISME ET RETOUR A L ANTIQUE.
(le suilc i)ar !ra nonchalanoe cl tonniant en rcgrcls et en lamentafioiis : « Oik^ n'ai jr une bibliothèque, où je puisse au moins trouver un Homère, un Cicèron, un Ovide complet, un Plante, im Téirnee. un Lucrèce, que sais-je?< » — En revanche, coinnic on lui a aj)pris passablement de latin au collège, il se donne l'air d'aimer Horace, il le cite à tout propos dans ses leltres comme un humaniste de l'ancien temps. Il parle souvent de Tibulle et de Properce, alors très à la mode. Mais il est infiniment probable qu'il les lisait dans des traductions-. Pour la littérature française, ses auteurs favoris, c'est Voltaire dans Zaïre ol ses contes en vers 3, Berlin, Parny, Gilbert *, Gresset. Il fait un grand éloge des poésies dedotilde d(> Surville, il admire M™'' Cottin*. Son grand critique, c'est La Har|)e, qui! juge d'abord un ])eu sévèrement, mais il se ravise (^t il écrit ù son ami de Virieu : « La Harpe est sur ma lable, il m'encourage, il me retient, il me rend sage malgré moi. Plus f avance, plua je l'estime, ce La Harpe. Comme c'est bien pensé, bien raisonné, bien écrit, sans pointes, sans affectation, sa7is mignarJis". Cest un bon maitre en littérature, comme Montaigne en philosophie'"'. » Il pratiquait sans doute aussi les littératures étrangères. 11 lit même à l'Aca-l demie de MAcon une dissertation sur ce sujet alors dausioutesa iiouv<"nut(''' (ISl l). Mais sesadmiralions ne