‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 214 sur 250 · Cf. Biré, o;>. cit · texte numérisé non relu

Cf. Biré, o;>. cit

'A. Cf. (Euvres choisies de Ronsard (2' préface).

4. Voir dans le rerueil autrefois classi(|iic <le Pierrol- Deseillif.'iiy.

">. Cf. l'oésies cnnijdèh's, p. lx| et ï^iiiv.

G. Cf. Hiofrrnpliie par V. de Musset, p. 7.3.

7. Deux imitatiims d'Horace figurent encore dans ses Poésies nouvelles. \\. 112 cl lli.

l'iiifliUMici' dos proniicrs milieux littéraires traversés est encore plus ilurable; jusque dans les derniers vers de Lamartine, on sentira l'admirateur de Parny et le poète provincial auteur d'épîtres « badines », et d'interminables poèmes épiques. — Pareillement, dans l'Homme qui rit et dans les Travailleurs de la mer, on retrouvera l'auteur de Han d'Islande et le lecteur avide des romans « fantastiques » du Directoire et de l'Empire ^ — Veut-on savoir quelles sont les prédilections lie Lamartine jusqu à la veille des Médilationsl — Chateaubriand sans doute et M'"'de Staël, qu'il lit passionnément comme tous les jeunes gens d'alors, — Ossian, Piiul et Viryinie. dont il se souviendra dans Jot'cbjn - et qu'il aimera toujours : sentimental, élégiaque et romanesque, avec une nuance de fadeur et de gaucherie j)rovinciale — tel est bien son vrai fond. Mais à côté de ces admirations sincères et spontanées, il en a d'autres que lui impose le goût du temps; d'abord Homère qu'il ne peut pas lire dans le texte, mais qui lui donne l'envie d'apprendre le grec. Pendant ses longues années de désœuvrement à Milly, il essaie même de s'y mettre, il songe à prendre un professeur de grec : « Je viens d'acheter un Homère : oh! quand le lirai-je? Je ne j^ense plus qu'au grec. Voilà mon but pendant deux ans au moins ^. » Malheureusement il en fut de ce beau projet comme de bi'aucoup d'autres : Lamartine était trop paresseux pour l'entrejirendre sérieusement. Ce désir de compléter son éducation classique ne sera jamais qu'une velléité arrêtée tout

1. On sait que M"" Hugo était grande lectrice de ronian-s et qu'elle partageait ses lectures avec ses fils. Cf. Biré, op. cit.

2. 11 écrivait à propos de Jocelyn : « J'entends dire et j'aime à croire et crois avec certitude qu'alors ce sera populaire comme Paul et Virginie en grand et en vers ». Correspondance, m, p. 389.

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