Cf. Biré, op. cit., p
4. Cf. Morel-Fatio, Études sur VEspagne, I, p. "8. — Il convient cependant de rappeler que G. de Schlegel, dans son Cours de littérature dramatique, avait un des premiers appelé l'attention sur le théâtre espagnol. Rien n'empêche d'ailleurs de supposer que Hugo, cjui savait assez bien la langue, avait lu
mais pour qui les ronianliquos tnireiit toujours un culte : c'est là certaincniciil ce qu'il y eut «le plus solide dans leurs admirations, eu tout ras de plus caractéristiipie. Ils purent en avoir d'autres, mais qui ne furent cpie des l'antaisics ou qui ne r«''pondaient qu'à des besoins l'actiees ou épliémères. On peut dire qu'en gén«'Tal l'inlluence de l'esprit gernuuiitpie a été très faible sur le romantisme. De Byron lui-même, ce qu'on admira le jjIus. te fut l'instinct de révolte et d'indépendance, les allures cavalières, l'exotisme et la couleur locale, — tout ce qu'on cherchait chez les maîtres du .\vi° siècle. N'est-il pas digne de remarque aussi que. sur dix drames que Hugo nous a laissés, six enqiruiilenl leur siijel à l'époque dr la Henaissance?
C'est qu'au fond on se sentait de même famille, qu'on avait le même but et le même désir : « Les générations actuelles, disait plus tard un survivant de ces tenqis héro'ïques, doivent se figurer difllcilement l'effervescence des esprits à cette époque; il s'opérait un mouvement pareil à celui de la Renaissance. L'ne sève de vie nouvelle circulait im[)étueusement. Tout germait, tout bourgeonnait, tout éclatait à la fois. Des parfu)iis vertigineux se dégageaient des ileurs ; l'air grisait, on était fou de lyrisme et d'art. Il semlilait ([u'on vînt de retrouver h' grand secret jjerdu. et cela était vrai, on avait retrouvé la poésie '. »
S'il en est ainsi, on voit de (pielle importance" fut l)0ur le romantisme le Tableau de la poésie française au .Y\7" siccle de Sainte-Heuve. l'videmment il ne créa pas
dans le te.vle CaMeroii et Lope de Yega. — Son frère Aljel indiiia en 1822 des Romances liisloviques , tradiiclii)n du Homancevo, dont il se servit pour les Orientales. En 182.'j, paraissait le Théâtre de ('lava Gazai, la fameuse niyslilicatiun de Mérimée.