A. Maury, L'ancienne Académie des lvscri]dions
ses plantations. En môme temps on apprenait ce que valait le médimne d'orge au iV siècle avant Jésus- Christ ' ; on était renseigné sur le rendement des terres on Atlique, sur le commerce des Athéniens, sur les impôts et les finances -. b^t même les allusions aux choses nuxlernes ne man([uaieid pas, comme pour stimuler latteulion : le catalogue d(^s livi-es de 'cuisine grecs s'adressait aux commensaux de (irimod de la Reynière. de même (jue les enti-etiens sur la musi([ue étaient comme un écho des querelles entre gluckisles et picciuisles. Aussi on comprend rengouement du public dès l'apparition de l'ouvrage. Aujourd'hui encore la lecture eu est très attachante, et même les grâces un peu vieillotes de certains morceaux à elïet sont presque un attrait de plus. L'abbé entrait à l'Académie lVan(;aisc, conmie couronnement de son succès, et le chevalier de Boul'flers, qui le i-ecevait, le couvrait de fleurs '. C'était un concert d'éloges dans toute la presse. Fontanesle complimentait en vers et M"" \'igée improvisait un souper grec en s'aidant de ses descriptions : aussi bien le mouvement antiquisant était alors h son apogée; l'imitation de l'antique, encouragée par l'école de David, va bientôt s'étendre de la constitution à la toilette des femmes et jusqu'aux derniers détails de l'ameublement.
On voit donc (pu' l'i-rudiliou au xviii'- sircic ne s'est j)as autant isoh'c du monih^ (pi'on pourrait le croire
I. (ir. Vijijagi' du jeune Anacfiarsis en Grèce. Paris, Leroux (I8:jO), fi vol., III. p. :i% •2. Op. cit., IV, p. 1.