‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 39 sur 250 · Essai sur la poésie épique, X, p. 4o · texte numérisé non relu

Essai sur la poésie épique, X, p. 4o

2. Voir en particulier le chapitre inliliilé : De la poésie du style, t. 1, 290.

manquait «runc certaine naïveté' ot d'une certaine largeur de iront |)<>iir \)'\c\\ (•(iinprcndi'c la poésie homérique. Mais toules les ci'itiques <(u"il en a laites, si Ton y rélléchit bien, on verra (|n'il était impossible qu'un pur lettré comme lui — je ne dis pas un véritable artiste ou un homme d'imaij^ination — ne les fît pas à la date où nous somm(>s. Ce qu'il reproche à Homère, ce sont ses « absurdités », comme, par exemi)le: la scène de séduction entre Zens et Héra '. ce sont ses « contradictions », ses longueurs dans le dévelopiiement de sa fable, ses maladresses, ce qu'il appelle vraisemblablement SCS « fautes grossières - ». Mais au fond étaitil possible de juger autrement {nous mettons à part res])rit de dénigremenl de Voltaire, ou sa manie de traiter légèrement les choses sérieuses), — à une époque où la mythologie comparée n'existait |)as, où Ton ne voyait dans les mythes grecs qu'une constante et plate allégorie, ou un évhémérisme grossier comme l'abbé BannieP^? Et pour ce qui est des contradictions et des maladresses dllomère, le moyen de l'en disculper, si Ion admet l'unité de composition des poèmes homériques? Or nous sommes encore loin des Prol('rjo)iihicii de Wolf. Sur tout cela — avec le resjtect traditionnel en plus — ou ne jugeait guère autrement que \'()llaire à l'AcadiMuie des Inscriptions '•.

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