‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 38 sur 250 · Essai sur la poéne épiijiie, X, p. -ioO · texte numérisé non relu

Essai sur la poéne épiijiie, X, p. -ioO

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cependant que si ^'ollail'o comprend, il n'admire pas pour cela. Colic rudesse héroïque, qui plaisait tant à un Diiierut. il ne laime pas. Il a été toute sa vie trop malingre ou trop malade, il a trop été du monde pour aimer les gens rol)ustes et mal élevés.

Il juge mieux Homère. lors(pi"il entrevoit que sa grande su[)ériorilé sur Virgile, c'a été la spontanéité de son imagination. Homère a mieux vu le monde extérieur, de là ses comparaisons et ses allégories. \o\taire, par exemple, admire beaucoup le mythe des Prières qu'il compare à la traduction si plate et si prosaiV|ue de Lamotte en donnant et de beaucoup la préférence au vieux poète grec. 11 conclut : « Le grand mérite d'Homère est d avoir été un peintre sublime ' ». Mais ici encore n'exagérons rien : ce sentiment du pittoresque dans la poésie n'est guère dans les habitudes de Voltaire et, si malgré cela le mot de coloris est aussi fréquent dans sa prose que dans celle de ses contemporains, il est probable qu'il se souvient des lliéories de l'abbé Dubos dans ses Réflexions critiques sur la poé.4e et In peinture, un ouvrage qui a été très lu et auquel Voltaire lui-même en particulier a eu tant d'obligations. D'ailleurs il suffit de lire l'abbé Dubos pour voir ce qu'on entendait alors par le pittoresque littéraire : c'est la description dans toute sa sécheresse analytique et non limage ou la métaphore vivante. Voltaire pouvait ]>ien conqirendi-e une allégorie — surtout dans la traduction de M'"' Dacier — ou même le pi-o(éd(' un peu litléraire des comparaisons développées. Les grandes images d'Homère devaient le déconcerter.

Après tout il faut bien reconnaître que Voltaire

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