‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 5 sur 250 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

saisir. Clioz nous sprciaUMiiont, comme on les scnl dôlivivs (le lalTreux caucluMnar du w" siècle, des Danses des Morts, des \ierges exsangues et désespérées, de la Bèlise impassible, ensevelie dans son luxe morne et barbare!

Ouand ou eulre un pni dans leur iulimib'', peinli'es ou sculptcMU's, p()èl(>s ou novellisles, <-"esl par là qu'ils séduisent, par cette large et ardente symi)athie qu'ils ont promenée sur les êtres et sur l(>s choses : les uns, comme les Italiens, ont aimé davantage la volupté, les décors fabuleux et splendides et les nobles horizons : tout ce qui charme et tout ce (jui glorifie l'exislence. Ils ont fait onduler et se courber les lignes sous un souflle de Grâce et de Prinlemps. lis oui rafiaîclii et pres([ue inventé les couleurs, rien (pTen y posant leurs yeux. Ils ont élargi les ciels et ils les ont fait trembler d'une inellable émotion. Les autres, comme les Flamands et les Espagnols, sont allés de préférence vers les réalités l»>rribles et les visions racbeuses de la foi, ou bien vers les vulgai'ités et les misères de Ihumanilé la plus humble; et là encore, ils ont su relrouver le foyer divin de la \ ie, ce rayonneiuenl (pii. chez eux, transfigure et soulèNc eu (|iiel«pie sorte les chairs : ("est l)ru<'ghel taisant ruisseler sur sa toile toute la ghtire (h>s polagei's et des jai'dins regorgeants du Nord; c'est Cervantes, dans /{incotuie cl Corladillo, éclairaïit de jtoésie la \ ie (Vww muletier et d'un péeju'ur lie iuadragu<'S, ou ailleurs racoidant les a\rntui('s (]('< nil'tians et des gueux.

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