Ibid., III, p
LIÔ TMKATHK ET LIMITATION DE L ANTIQUE. l^ij
(l;iiit \\''\r (le IT.iT. I;i pièce lut ivpriso el non moins applaudir pcndanl riiivor. Ou'y tr(»uvait-()ii d'aiilicpic et pai' coiistMpKMd (l(> vrainioul ueul". c'est ce rpi'il est (iinicile de dire. Il csl iirohalile que ce i'iireid surlout certaines scènes patlièliciiies qui en lirent la l'ortuni*. On ne se nionlrait pas d'ailleurs très dilHcile en pareille matière an xviiF siècle : quand il n'y avait pas d'amour dans une tragédie, on ci'iait tout de suite à la tragédie grecque. Encore laut-il ajouter que (iuiniond de la Touche avait cru devoir, à l'imitation de Racine, introduire dans lactioii un épisode amoureux. (^e seraient les conseils de Collé ' — chose inattemlue — qui l'auraient décidé à le supprimer. Il est certain pourtant que la simplicité relative de l'intrigue - pouvait prêter à rilhision. Très manifestement encoi'e l'auteur avait visé au grand style : les dialogues coupés en hémistiches qui se répondent, les sentences morales prodiguées, fout cela sans doute prétendait donnei' l'impression de la l'orme sévère et concise des anciens ^ Toujours est-il (jne le travail de l'expression avait (pirlipie chose d(» pénible et même de dur. Voltaire, un })eu jaloux du succès de son jeune confrère, raillait cette dureté el déclarait que ce n'était pas Iphigénie en Tauride. mais IpIdgiJnic en Crimée.
Il en va tout autrement de Ducis, dont l'Œdipe chez Adméle est assurément un des échantillons des plus réussis du style Louis X\"I en littérature. La pièce bénéficia sans (h)ule d(> l'agitation nouvelle en faveur