‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 7 sur 250 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

contre encore aujourd'hui dans les faubourgs de Madrid. Le patron, h demi nu, tient la lame incandescente sur rencluiue; un autre s'apprête à la battre avec le lourd marteau de frappe, lorsqu'un personnaf<e s'approche, qui leur ressemblerait n'était la noblesse de sa di-a[)erie et le laurier qui le couronne. La lueur qui émane de sa tête se fond dans la douceur chaude d'un crépuscule mourant qu'on aperçoit par la baie de la fenêtre vÀ elle expire dans les rellets sombres de la forge : c'est Apollon... Que vient-il faire, au milieu de ces rudes ouvriers? Le visage de lapprenli en est béant de stupeur. Les yeux de Vulcain se fixent sur l'hôte avec une sorte de colère et d'hostilité. L'ouvrier (pii tient le marleau regarde lran([uillenient avec celte iudilïérence insultante de Ihomme du peuple «pii s'attend à tout et <|ue rien ne saurait émouvoir... Ouel sens peut avoir cette scène étrange? Ce qu'il y a de sûr, c'est que le symbole en est grand, et que, voulu ou non, il s'impose à l'esprit comme une tragique interrogation. Ces êtres rudes dans les visages de qui monte comme une aube de pensée à l'aspect du Visiteur divin, n'est-ce point la réalité telle que l'art classique l'a conçue, la nature visitée et éclairée par un dieu, ([ui csl lAine ardente du poêle? Son seul regard excite jusipie dans les dernières profondeurs de ranimaiit»' 1 étincelle de la créalui-e. 11 suffit qu'il paraisse pour qu'une s])lendeur revêle les corps et «pie des paroles semblent expirer sur les lèvres.

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