‹ La fin du classicisme et le retour a l'antiqueChapitre 83 sur 250 · LE TIIKATRF. ET LIMITATION DE L ANTIQUE. IIM · texte numérisé non relu

LE TIIKATRF. ET LIMITATION DE L ANTIQUE. IIM

la coiiltnif et à la véiili' locales. Dôveloppanl les idée.s tie Diderot — auquel dailleui's il reiulait hommage, — Noverre aurait voulu faire du Itallel uno uiaiiière do tableau vivaid ordonné selon les lois de la composition picturale, avec tout ce que le décor, le costume, la mimique et la danse pouvaient y ajouter d'expression et de mairnificenc(\ Poiir donner une idée de ses andiitions. il suflil de rappch-r son Ballet des Horaces (1777) où il s'était attaqué au sujet de Corneille — ses ennemis ajoutaient mém(\ — avec la prétention de le corriu:er '. Cr lut un échec, et quel (pi ait été le succès de ses autres compositions, le genre ne parvint pas à s'acclimatei" : « la paidomime, cet art qiu l'ut jadis les délices d'Athènes et de Rome - », ne sortit pas de son tombeau — comme il s'en flatte dans son ouvrage. Mais cette curieuse tentative fut loin d'être inefiîcace : la danse, grâce à lui, s'éloigna pour un temps de la pure virtuosité et s'efforça de plus en plus vers l'expression: il réussit à animer les chœurs inertes de l'Opéra, mais surtout il prépara et il encouragea certainement une danseuse comme la Guimard, dont le jeu était un éblouissement, une merveille de grâce, de légèreté, de minuiiue expressive et spirituelle •^.

11 faut, dans tous les cas, insister sur cette évolution de l'art du comédien, qui. si elle ne s'inspire pas toujours de l'antique, procède néanmoins du même mouvement qui enti'aîne la littérature tout entière vers l'exotisme ou l'imitation de l'aidiquité. Il s'agit ici encore d'élargir ou d'augmenter ses moyens d'expression, pour faire entrer dans l'art une réalité plus coml)lexe: mais qu'on y prenne i^-arde, toutes ces réformes et Itjus ces projets ne pouvaient que hâter à leur tour

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