‹ La fin du dix-huitième siècleChapitre 43 sur 96 · Pages · texte numérisé non relu

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sur l'instinct et l'habitude, sur le mécanisme de la volonté *, sur le sommeil, dans lequel Diderot distingue comme les physiologistes modernes le sommeil total et le sommeil partiel des organes ^, etc. Mais je ne puis m'empécher de signaler particulièrement à l'attention des savants une série d'aphorismes caractéristiques et complémentaires de l'idée du transformisme, perdus un peu partout.

Voici d'abord quelques principes qui joueront un grand rôle plus tard dans l'école : « V orgayiisation détermine les fonctions. L'aigle à l'œil perçant plane au haut des airs ; la taupe à l'œil microscopique s'enfuit sous terre ; le bœuf aime l'herbe de la vallée ; le bouquetin, la plante aromatique des montagnes. L'oiseau de proie étend ou raccourcit sa vue, comme l'astronome étend ou raccourcit sa lunette^. Le besoin engendre V organe. Les besoins refluent sur l'organisation, et cette influence peut aller quelquefois jusqu'à produire des organes, toujours jusqu'à les transformer *. » Sur l'hérédité, les conformations et les maladies héréditaires, notre moisson serait aisément abondante : « La nature se plie à l'habitude. Je ne suis pas éloigné de croire que la longue suppression d'un bras n'amenât une race manchote^. ))Et, à ce propos, l'éditeur appelle en témoignage M. de Quatrefages, qui citait un jour ce fait, dans un rapport à la Société d'anthropologie, qu'au dire des voyageurs sérieux

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