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rellrer dans les églises, et croyoil-on que le inonde dusl faillir.»— Nous rapportons ce fait entre raille du même genre, que Ton rencontre à chaque pas, dans les annales du moyen âge, de la Renaissance et même au delà, pour montrer à quel point les terreurs populaires étaient faciles à surgir ; au moindre signe apparent dont le ciel offrait Taspect, Talarme s'emparait des imaginations, et les comètes, dont on parle tant anjourd'iiiii, n'étaient pas, comme on le verra plus loin, une des plus >etites causes de l'épouvante publique.
Saint Vincent Ferrier, fameux prédicateur pagnol, dont Téloquence agita profondé- ?nt, non-stîulement son pays, mais encore alie, l'Allemagne et la France, où il prêcha 'angile à la fin* du quatorzième siècle, précisa aussi sur la hn du monde, mais en lui liant toutefois une réalisation bien éloi- -^ Cette excursion dans le domaine de
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Ta venir ne s'opposa cependant pas à ce qu'il fût canonisé. — On trouve parmi ses œuvres, imprimées à Valence en 1491, un traité intitulé : De la fin du monde et de la science spirituelle. — Saint Vincent donne au monde autant d'années de durée qu'il y a de versels dans le psautier, 2,557 environ. D'aprèi le saint apôtre, nous aurions donc encore devant nous, en prenant pour base de son calcul la naissance de Jésus-Christ, comme il Tentendait, un nombre de siècles suffisant pour que la génération actuelle, sans parler de celles qui lui succéderont, n ait pas à se préoccuper de la terrible prédiction de ce saint Vincent.
Au quinzième siècle, le savant Jean Nanni ou Annius de Viterbe, dans son livre De futuris christianorum triumphis in Turcos et Saracenos (Gênes, 1480), annonça , par Tinterprétation de l'Apocalypse, que, Mahomet
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étant rAntechrist, la fin du monde aurait lieu quand le peuple des saints , c'est-à-dire les chrétiens , aurait soumis les Juifs et les Turcs. Cette victoire ne lui paraissait pas éloignée. — La défaite de ces sectes toutes-puissantes n'étant pas encore accomplie, au mépris de la prévision du docte frère prêcheur, mort en 1502 , dans la charge de maitre du sacré palais à la cour de Rome, nous sommes encore sous le coup de cette prédiction . —Faisons donc des vœux pour que le Coran ne soit jamais déchiré et que Jéhovah continue de resplendir sur son trône d'or, à la plus grande gloire des enfant^ d'Israël.
Le seizième siècle est peut-être Tépoque où les prédictions sur la destruction du genre humain se sont produites le plus souvent. — C'était le beau temps de l'astrologie judiciaire ; la protection des princes et des grands lui était acquise ; la moindre maison de noblesse comptait un astrologue, comme un chapelain, parmi ses gens. Marie de Médicis appela des astrologues de toutes les parties du monde ^ et en remplit la cour de France. Chaque dame avait son devin, qu'elle nonolmâit son barons et qu'elle ne manquait jamais de consulter dans les occasions importantes*